PATRIA NOSTRA

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont entre 18 et 25 ans, viennent du monde entier et on choisi de servir la France. Ce reportage se déroule à Nimes, au sein du 2ème Regiment Etranger d’infanterie, rencontré lors du conflit centrafricain. La confiance au niveau du commandement du régiment m’a permis de m’insérer, en accès exclusif dans la vie des Légionnaire à Nimes. Au régiment pendant la routine quotidienne, en campagne durant leur rudes entrainements d’intégration ou bien lors des fêtes et cérémonies, j’ai eu le droit de photographier, dans la confiance et le respect des soldats.

La Legion étrangère m’est apparue comme un milieu hors normes. Coupé du monde civil ou militaire habituel, les traditions sont de la plus haute importance. Comment, en seulement quelques mois, des jeunes hommes, débarquant de lointaines contrées et parlant peu ou pas français pouvaient arriver à une telle cohésion comme celle que j’avais pu voir en centrafrique lors de l’opération Sangaris ?

J’ai pu m’en rendre compte, partiellement, après que ma demande de suivre l’entrainement des l’intégration des nouvelles recrues me fut accordée. Un privilège exceptionnel car pendant un mois complet. Les hommes seront soumis, à un entrainement très rude physiquement ou seule la cohésion pourra les maintenir à niveau pour dépasser les épreuves. Les heures de sommeils sont courtes, entrecoupées d’heures de gardes en campagne. Les marches sont longues, par exemple la marche commando de 40 kilomètres dont les 8 premiers doivent être parcourus en courant, bardas dune vingtaine de kilos sur le dos pour simuler la sortie d’une zone dangereuse.

Parallèlement, la vie des légionnaires dans la « société » est extrêmement régulée. Il est impossible, avant 5 ans de service, de pouvoir sortir sans la tenue réglementaire, celle ci doit être impeccablement repassée pour que le sous officier puisse inspecter les recrues aux portes du régiment. Lors de la formation initiale de 2 mois, les téléphones portables sont interdits, les ordinateurs aussi. L’isolement et l’entrainement extrêmement rude permettra à ces hommes de se souder, de ne former qu’une masse répondant comme un seul soldat.

Bien sur, comme dans toute sociétés humaines, des caractères se dégagent, ressortent, ainsi il se peut que certaines règles soient outrepassées, téléphones cachés, siestes à l’abri des regards indiscrets de la hiérarchie, moqueries des chefs. Ainsi la seule règle et grande tradition de la Legion Etrangère deviendra le dicton  » Pas vu, Pas pris  »

 

 

 

 
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